Parce qu’on vit à une époque où penser par soi-même devient un acte rare. Où la parole individuelle est noyée dans les injonctions collectives. Où les discours sont souvent plus forts que les silences intérieurs. Où la liberté d’expression, devenue un fourre-tout, rend la pensée confuse : chacun parle, mais plus personne ne sait ce qui est vrai.

Je prends le temps de regarder ce que nous devenons — en tant qu’êtres pensants, croyants, libres, mais aussi conditionnés, modelés, tiraillés. Questionner ce que notre époque tient pour évident, non pour provoquer, mais pour comprendre. Et peut-être, pour retrouver une forme de cohérence oubliée.

J’écris ici comme une âme en quête, parfois comme une juriste, parfois comme une artiste.

Retour en haut